Beauté Animale – exposition

“L’Ours blanc” de Pompon- Source photo

Je profite de mon long week-end et donc du temps qui s’offre un peu plus à moi pour vous parler d’une belle et intéressante exposition que j’ai vu récemment: “Beauté Animale”, actuellement installée au Grand Palais, jusqu’au 16 juillet 2012.

“Beauté Animale” est consacrée à la relation étroite et en perpétuel mouvement que les artistes ont su entretenir avec les animaux. Les oeuvres présentées s’étendent sur 5 siècles, de la Renaissance à nos jours, avec deux points en commun: celui du réalisme et de la représentation de l’animal seul. Un parti pris, qui fait de l’homme, le grand absent de cette exposition.

L’exposition s’articule autour de temps forts historiques:

La Renaissance connaît l’observation scrupuleuse et la représentation minutieuse des animaux, illustrée notamment par les oeuvres (magnifiques) de Dürer.

Arrivent ensuite les explorateurs du Nouveau Monde qui reviennent de leurs voyages chargés d’espèces exotiques, comme les perroquets et les dindons, pour lesquelles, une fascination vient de naître. Les études, les répertoires réservés normalement aux scientifiques viennent nourrir l’imagination des artistes. C’est ainsi que l’art se lie à la science, et dans un souci de perfection, les artistes s’empressent d’étudier l’anatomie et le mouvement des animaux.

Vous y verrez des ouvrages prêtés par le Muséum d’Histoire Naturelle contenant de superbes gravures. L’envie de tourner leurs pages me démangeait…

L’art animalier, apprécié des artistes comme Barye et Delacroix (oui le portrait du Cheval blanc est exposé) devient un thème à la mode grâce à l’essor des zoos. Saviez-vous que la Ménagerie du Jardin des Plantes date de 1793?

En 1859, Charles Darwin lance un pavé dans la mare avec la publication de L’origine des espèces, en affirmant le cousinage de l’homme et du singe, et remettant ainsi en cause, la supériorité de l’homme dictée par la civilisation judéo-chrétienne.

La question animale se pose: longtemps niée, la souffrance des animaux est reconnue, puis l’empathie à leur égard voit apparaître la première association de protection des animaux: la SPA, en 1845(!!), ainsi que la loi Grammont en 1850, condamnant toute personne «ayant fait subir publiquement des mauvais traitements aux animaux domestiques», à une amende et à une peine de prison (1 à 5 jours, on a fait du progrès depuis).

Aussi riche et intéressante soit-elle, cette exposition ne baigne pas dans une vision optimiste. La Commissaire d’exposition Emmanuelle Héran souligne le fait que certains des animaux décrit par les artistes n’existent plus qu’en peinture comme le Dodo, et clôture volontairement notre visite par l’Ours blanc majestueux de Pompon et celui de Gilles Aillaud, dépressif dans l’enclos d’un zoo.

“L’Ours blanc de Pompon finira-t-elle par avoir avant tout une valeur de témoignage, celui d’une espèce disparue ? La beauté animale ne sera-t-elle bientôt plus qu’un souvenir ?”

Coup de coeur: "Les représentants" de G. Friedmann, ce cerf qui nous dévisage est bouleversant
Coup de coeur: “Les représentants” de G. Friedmann, ce cerf qui nous dévisage est bouleversant

Pour finir, la boutique, particulièrement bien documentée en ouvrages sur la question animale

among-the-animals-beaute-animale-1

among-the-animals-beaute-animale-2

Pour en savoir plus: le communiqué de presse et en voir plus: la vidéo de l’expostion

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisse un petit message

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Menu

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de traceurs (cookies) afin de faciliter la réalisation de statistiques anonymes de visites, de vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts.

Fermer