Art

Quel animal sommeille en vous ?

Dans un moment de flânerie sur la toile ou plutôt de sérendipité, je suis tombée face à cette série de photographies et peintures d’une jeune artiste parisienne, formée aux Beaux-Arts de Rennes: Charlotte Caron. Interpellée et amusée par ce travail, je n’ai pu m’empêcher de m’identifier à travers ces portraits (“Portrait” étant le nom de la série des douze toiles), mi-hommes/femmes, mi-animal, saisis de profil ou de face, et de rechercher ma part d’animalité. Qui, dans un égarement, n’a pas rêvé d’avoir la douce vie de son félin, la liberté d’un oiseau, ou bien associer les traits du visage de ses amis, des voyageurs dans le métro, à ceux d’un animal ? Quel animal sommeille en nous, entre la vie animalisée rêvée, nos manies et notre caractère allusifs, notre ressemblance physique souvent perçue par autrui ? C’est cette étrange dualité que l’artiste décrit dans son travail. L’animal apparaît de façon…

Kigurumi

© Mélissa Haslam, Wolf  Kigurumi est un terme japonais qui provient du verbe kiru (s’habiller) et du nom nuigurumi (jouet en peluche). On l’utilise pour désigner des personnes qui se déguisent en portant des costumes représentant des personnages de dessin animés aux traits humains et ou d’animaux. Ce déguisement s’enfile comme un pyjama, pour une immersion totale dans la peau de la bête.  L’idée de se transformer en une peluche me semble tout à fait régressive et déplacée pour nous qui avons passé l’âge de nous inventer des histoires, toutefois, j’essaye de m’imaginer dans un pyjama de renard, déambulant dans un Paris désert (dans le cas contraire, oui, le ridicule tue).  Je crois que l’aura de l’animal déteindrait sur moi, m’offrant ainsi une étrange sensation de liberté et de sérénité. Vous me rétorqueriez peut-être, qu’il faille à l’inverse, être libre et serein pour porter un pyjama en forme de renard…

Animals and cubes

  Everett, 2008  Naturally Competitive Patterns, 2010  Peafile, 2006  Au premier abord, les yeux se plissent et croiraient voir des images pixélisées, or, il s’agit de sculptures, résultat d’un minutieux assemblage de petits cubes peints par l’artiste américain Shawn Smith.  Ses sculptures, principalement animalière, sont le fruit d’une recherche entre la perception que nous avons des images diffusées à travers un écran et la réalité de l’image qui est constituée d’un ensemble de points lumineux.  “Mon travail examine l’étroite relation entre le monde numérique et la réalité. Je suis particulièrement intéressé par la manière dont nous percevons la nature à travers la technologie. Quand nous voyons les images de nature à la TV ou sur un écran d’ordinateur, nous pensons que nous voyons la nature, or nous voyons seulement les modèles de lumière pixélisés”, explique l’artiste.  Étonnante découverte!  1ère photo: Skulk , 2010

“The lotus eaters” d’Allyson Mellberg

J’aimerais vous présenter le travail d’Allyson Mellberg, une jeune artiste américaine, dont les dessins sont actuellement exposés pour la première fois en France, à la Galerie L.J. A la frontière d’une étrangeté bien réelle, les dessins d’Allyson Mellberg signent les effets néfastes et mauvais qui contaminent l’Homme et la Nature. Utilisation outrageuse de produits toxiques, déchets polluants, OGM sont notre quotidien et participent à l’extinction mais aussi à l’évolution des espèces capables de s’adapter. Cependant, ses personnages déformés par une lente mutation ne semblent ni horrifiés, ni perturbés, là où notre regard se demanderait pourquoi? Mais alors, pourquoi sont-ils si sereins? Nous pourrions y déceler un soupçon de cynisme ou bien les entrevoir comme des prêcheurs amusés par leurs anomalies, miroir de celles de Mère Nature. Allyson Mellberg, à travers ses dessins, peintures, sérigraphies et eaux-fortes, témoigne également de son engagement en tant qu’artiste éco-responsable en utilisant uniquement des matériaux…

Les “désirées” ou la lingerie med-usée

Insolite et poétique à la fois, le travail de Pascaline Rey nous intrigue par ses méduses délicatement appelées “désirées”. Sous nos yeux levés, ses méduses aux apparats séducteurs et familiers lévitent dans une danse fantomatique.  Mais, à l’instar du danger suscité par l’animal marin, les “désirées” parlent aux femmes, car c’est dans l’intimité de celles-ci que l’artiste trouve sa matière “à créer”. Des soutien-gorges usés, des culottes à la dentelle fatiguée et frottée, des bas filés qu’elle collecte sous forme de dons, (soit environ 600 pièces depuis un an et demi) Pascaline recycle, assemble, reconstitue des romances où parfois le désir affûté s’alourdit et devient attente.  C’est en redonnant vie à nos dessous que l’artiste inscrit alors notre intimité dans une nouvelle histoire. Après sa participation au Salon Mac Paris, Pascaline Rey expose ses méduses au siège de Suez à la Défense mais également quelques sculptures en résine à La…

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