Protège tes hormones si, un jour, tu veux avoir des mômes

amongtheanimals-protege-tes-hormonesAvec un questionnaire en ligne intitulé “Protège tes hormones”, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation, le collectif Générations Cobayes  sonde nos habitudes d’achat en matière de cosmétiques et d’hygiène, tout en évaluant nos connaissances sur l’ennemi : le perturbateur endocrinien. Qui est-il, pourquoi sa compagnie rapprochée est-elle dangereuse et où se cache t-il ?

On parle plus exactement de perturbateurs endocriniens au pluriel ou PE. D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, il s’agit de “substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme. Elles peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire des effets néfastes sur l’organisme d’un individu ou sur ses descendants”. Fourbes, les PE imitent nos hormones naturelles nécessaires au bon fonctionnement de notre corps (leurre hormonal, c’est aussi leur nom), ce qui entraîne l’altération du taux d’hormones dans le sang. Parmi eux, on retrouve des noms connus pour leur dangerosité et effets néfastes sur la santé comme le bisphénol A, les phtalates, les parabènes, le BHA

En d’autres mots, les PE présents dans les produits que nous consommons ou qui sont en contact avec notre peau s’avèrent être toxiques. Des études ont établi un lien entre leur présence et le dérèglement du système hormonal tout comme celui des organes de reproduction. Coup dur pour la fertilité et dit comme ça, il y a de quoi flipper. 

Ces chiffres le prouvent :

En 50 ans, la qualité du sperme a diminué de 50% à l’échelle mondiale et le volume séminal de 25% [1] 

En France, pour un homme de 35 ans : diminution du nombre de spermatozoïdes entre 1989 et 2005 et augmentation du nombre de spermatozoïdes malformés [2]

Taux de couples n’ayant pu concevoir après 12 mois sans contraception passé de 14% en 1991 à 24% en 2012 [3]

Augmentation des malformations génitales…

Même si ces substances agissent à très faibles doses, on les retrouve partout, notamment dans les cosmétiques (crème, shampoing, dentifrice…), produits d’hygiène (tampon hygiénique, déodorant…), objets coquins (sextoys, préservatif, lubrifiant…). Le chiffre inquiétant : près de 40% des produits hygiène/beauté contiennent au moins un perturbateur endocrinien.

N’est-ce donc pas révoltant que les fabricants continuent à produire des produits contenant ces cochonneries tout en étant conscients de leurs impacts sur notre santé ? Pourquoi leur procédé n’est-il pas remis en question alors que des études prouvent le lien entre PE et cancers, que nous rencontrons de plus en plus de couples dans notre entourage qui peinent à avoir un enfant ?

Je n’ai pas la réponse, mais une chose est sûre, en tant que consommateur, nous avons la possibilité de modifier nos comportements, de privilégier les produits labellisés Ecocert, Cosmébio…En somme, boycotter, pour dire “Hey, toi qui vante à la télévision les mérites d’un produit détruisant ma santé, ne me prend pas pour un pigeon !”

Aussi, vous pouvez participer au questionnaire en ligne “Protège tes hormones” à destination des 18-35 ans (ou plus d’ailleurs), orienté sur nos routines en matière de séduction et de sexualité. Consommateur au fait ou encore étranger à ce problème de santé publique, faites le test afin d’aider Générations Cobayes à réaliser son étude et lui donner un support pour agir auprès des industriels et  interpeller les pouvoirs publics.

image_restoLe test en ligne “Protège tes hormones”

Prêt ? Faites le test et prenez soin de vous

Pour en savoir plus et être au courant sur les actions de Générations Cobayes, retrouvez-les sur leur page Facebook, vous y trouverez de nombreuses informations.

Sources
[1] E. Carlsen et al., « Evidence for decreasing quality of semen during past 50 years », British Medical Journal, vol 305/6854, septembre 1992, p 609-613
[2] J. Le Moal et al., “Evolution de la concentration spermatique en France entre 1989 et 2005 à partir des données de la base Fivnat”, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 21 février 2012
[3] R. Slama, “La fertilité des couples en France”, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n°7-8-9, février 2012
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5 Commentaires

  1. Tout ce que tu dis là est malheureusement vrai, et je le vois autour de moi… des couples qui ont du mal à avoir des enfants, des enfants qui ont des petits soucis, pas bien graves mais qui se voient tout de même un peu.
    Et il est certain que notre façon de vivre y est pour beaucoup. Alimentation, cosmétiques, hygiène de vie (sommeil, sport), tout ça ce sont des choses hypra importantes que beaucoup négligent…
    Je vais aller répondre au questionnaire pour voir ce que ça dit ;)

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